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SELECTION CD 27 février 2021

Ivresse vivaldienne



Nouvelle contribution du Concerto Italiano de Rinaldo Alessandrini à la monumentale Edition Vivaldi de Naïve-Opus 111. Dans un florilège substantiel de concerti pour cordes, les Italiens administrent une nouvelle preuve de leur
italianité. Un bouquet au parfum capiteux.



Le 12/07/2004
Yutha TEP
 

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     Ivresse vivaldienne

    Vivaldi : Concerti per archi
    Antonio Vivaldi (1678-1741)
    Concerti per archi RV 159, 153, 121, 129, 154, 115, 143, 141, 120, 156, 158, 123

    Concerto Italiano
    Francesca Vicari & Mauro Lopes Feirera, principaux violons
    Rinaldo Alessandrini, clavecin & direction

    1CD Opus 111 - Naïve


    Douze concertos, dont les mouvements durent approximativement de une à trois minutes, le tout réparti sur trente-sept plages. Autant dire que le premier obstacle qu'ont dû surmonter Rinaldo Alessandrini et ses troupes réside dans l'extrême disparité qu'un tel programme implique. Sans compter la difficulté à laquelle se heurte le malheureux critique devant en rendre compte – il renoncera d'ailleurs dans ces colonnes à en donner tous les détails. Les fonds de la Bibliothèque de Turin en sont les premiers responsables, corpus immense dans lequel puise exclusivement l'édition Vivaldi de Naïve. Il est amusant, au passage, de constater que le disque débute par le Concerto en la majeur RV 159 dont les mouvements extrêmes utilisent un matériau thématique et rythmique également présent dans l'opéra La Verità in Cimento, confié par l'édition aux bons soins de Jean-Christophe Spinosi et son ensemble Matheus.

    Peu importent, en réalité, ces considérations. Ce qui compte, avant tout, c'est qu'il s'agit ici d'une nouvelle démonstration du haut niveau musical atteint par le Concerto Italiano. Dans le concert baroque italien riche maintenant en phalanges de première force, la bande à Rinaldo Alessandrini propose nettement le son le plus plantureux du moment. Si le chef-claveciniste a depuis longtemps depuis tourné le dos à la surenchère expressive, il n'en a pas moins forgé un outil capable de « gifles Â» orchestrales inouïes, faisant souffler la tempête lorsque nécessaire, soignant surtout un cantabile – tant aux violons qu'au continuo – qui jamais ne se noie dans une motricité générale pourtant irrésistible. C'est là, en réalité, que réside encore la suprématie du Concerto Italiano (et à vrai dire, des formations italiennes en général) : l'alliance parfaite entre pulsation contagieuse et art du chant omniprésent, qui passe par une maîtrise totale des plans sonores et de la transparence des textures.

    La conclusion s'impose d'elle-même : il suffit ici de se laisser guider par un expert, et goûter tout simplement la substance charnue des cordes de l'orchestre.

     
    Yutha TEP


     

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