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SELECTION CD 16 octobre 2019

Privé de Radetzky-Marsch



Les Concerts du Nouvel An de Maazel se suivent et
se ressemblent. Pour sa onzième apparition à l'institution viennoise, le chef américain s'est révélé aussi inégal que de coutume. Au milieu de quelques polkas stimulantes, la routine habituelle. Un concert sans surprise dont on se souviendra surtout pour son absence de Radetzky-Marsch.



Le 14/02/2005
Yannick MILLON
 

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     Privé de Radetzky-Marsch

    Concert du Nouvel An 2005



    Johann Strauss II (1825-1899)
    Indigo-Marsch, op. 349
    Haute-Volée-Polka, op. 155
    Josef Strauss (1827-1870)
    Lustschwärmer, valse, op. 91
    Winterlust, polka schnell, op. 121
    Die Emancipirte, polka mazur, op. 282
    Johann Strauss II
    Tausend une eine Nacht, valse, op. 346
    Die Bajadere, polka schnell, op. 351

    Franz von Suppé (1819-1895)
    Die schöne Galathée, ouverture
    Johann Strauss II
    Klipp-Klapp, galop, op. 466
    Nordseebilder, valse, op. 390
    Bauern-Polka, op. 276
    Fata Morgana, polka mazur, op. 330
    Vergnügungszug, polka schnell, op. 281
    Joseph Hellmesberger (1855-1907)
    Auf Wiener Art, polka française
    Johann Strauss II
    Russische Marsch-Fantasie, op. 353
    Ein Herz, ein Sinn, polka mazur, op. 323
    Johann Strauss II & Josef Strauss
    Pizzicato-Polka
    Johann Strauss II
    Geschichten aus dem Wienerwald, valse, op. 325
    Eduard Strauss (1835-1916)
    Electrisch, polka schnell
    Johann Strauss II
    Auf der Jagd, polka schnell, op. 373
    An der schönen blauen Donau, valse, op. 314

    Wiener Philharmoniker
    direction : Lorin Maazel

    2CD Deutsche Grammophon 00289 477 5366


    De 1980 à 1986, 1994, 1996, 1999, 2005 : Lorin Maazel en est à son onzième Concert du Nouvel An. Ses meilleurs témoignages dans ce répertoire datent du début des années 1980, et même si ces derniers ne seront jamais aussi renversants que dix secondes de Kleiber, Harnoncourt ou Karajan, ils ont souvent plus fière allure que les témoignages récents, y compris le cru 2005.

    Le chef américain, qui aime profondément cette musique, défend un Strauss plus prussien que viennois, solide et carré, manquant trop souvent de cette grâce et de ce raffinement de chaque instant, même dans les polkas à effets. Il privilégie souvent le gros son et les effets de masse, au milieu d'introductions lentes trop diluées. A ce titre, la valse les Mille et Une Nuits cristallise d'assez nombreux travers interprétatifs : introduction sans vraie direction, ralentis trop appuyés, agogique sirupeuse, aucune attention portée aux formules d'accompagnement, frustes, que le chef prend comme elles viennent – on est très loin du travail millimétré de Kleiber.

    Et comme à son habitude, Maazel s'est senti obligé de sortir son violon pour de bien piètres démonstrations dans la Pizzicato-Polka et les Légendes de la forêt viennoise. Bravo et merci aux ingénieurs DG pour avoir aussi bien caché à la table de mixage la source du micro placé juste devant le violon du chef, archi-faux en direct, pour la Pizzicato-Polka la plus bâclée qui soit.

    Malgré ces déconvenues, quelques beaux moments affleurent en deuxième partie, avec une ouverture de la Belle Galatée contrastée et bien caractérisée – mais Boskovsky, qui n'était pas vraiment chef d'orchestre, a fait aussi bien en 1979 – et des Images de la Mer du Nord dignes d'attention, à l'introduction toute en sfumato, au climat étrange et mélancolique.

    A l'instar de Muti, c'est dans la miniature que Maazel se montre le plus à son aise. Ainsi, les polkas Train de plaisir, A la viennoise et la Chasse sont d'indéniables réussites, moments trop rares d'un concert où l'orchestre, toujours aussi séduisant, fait preuve d'une capiteuse beauté sonore. Quant à la Marche de Radetzky, Maazel aura dû faire sans cette année, les Viennois l'ayant supprimée comme marque de respect devant les conséquences tragiques du tsunami en Asie. Le concert s'achève donc sur un Beau Danube bleu qui ne marquera pas l'histoire du disque.

    En soi, l'ensemble n'est pas indigne et n'endommagera aucune platine laser, mais il existe tellement mieux ailleurs


     
    Yannick MILLON


     

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