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SELECTION CD 19 mars 2019

1957, Odyssée Bayreuth

© Collection G&K


Le délai légal pour que les bandes tombent dans le domaine public ayant expiré, tout ce que la Radio bavaroise a enregistré de Bayreuth 1957 a été remis sur le marché l'année passée dans d’excellents remasterings par le label ultra-économique Walhall. Avant un prochain dossier sur les rééditions 1958, l’occasion de retrouver déjà un Ring fascinant, un Parsifal de routine, des Meistersinger de belle tenue et un Tristan anthologique.


Le 26/03/2009
Yannick MILLON
 

  • Le Ring (Knappertsbusch)
  • Parsifal (Knappertsbusch)
  • Les Maîtres chanteurs (Cluytens)
  • Tristan et Isolde (Sawallisch)
      [ Toutes les parutions ]


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      (ex: Harnoncourt, Opéra)


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     Le Ring (Knappertsbusch)

    Das Rheingold



    Hans Hotter (Wotan)
    Toni Blankenheim (Donner)
    Josef Traxel (Froh)
    Ludwig Suthaus (Loge)
    Gustav Neidlinger (Alberich)
    Paul Kuën (Mime)
    Arnold van Mill (Fasolt)
    Josef Greindl (Fafner)
    Georgine von Milinkovic (Fricka)
    Elisabeth Grümmer (Freia)
    Maria von Ilosvay (Erda)
    Dorothea Siebert (Woglinde)
    Paula Lenchner (Wellgunde)
    Elisabeth Schärtel (Floßhilde)

    Orchester der Bayreuther Festspiele
    direction : Hans Knappertsbusch
    Enregistrement : 14/08/1957, Festspielhaus, Bayreuth
    2CD Walhall WLCD 0216


    Die Walküre



    Ramón Vinay (Siegmund)
    Birgit Nilsson (Sieglinde)
    Hans Hotter (Wotan)
    Astrid Varnay (Brünnhilde)
    Josef Greindl (Hunding)
    Paula Lenchner (Gerhilde)
    Gerda Lammers (Ortlinde)
    Elisabeth Schärtel (Waltraute)
    Maria von Ilosvay (Schwertleite)
    Hilde Scheppan (Helmwige)
    Helena Bader (Siegrune)
    Georgine von Milinkovic (Grimgerde)
    Hetty Plümacher (Roßweiße)

    Orchester der Bayreuther Festspiele
    direction : Hans Knappertsbusch
    Enregistrement 15/08/1957, Festspielhaus, Bayreuth
    3CD Walhall WLCD 0217


    Siegfried




    Bernd Aldenhoff (Siegfried)
    Paul Küen (Mime)
    Astrid Varnay (Brünnhilde)
    Hans Hotter (Der Wanderer)
    Gustav Neidlinger (Alberich)
    Josef Greindl (Fafner)
    Maria von Ilosvay (Erda)
    Ilse Hollweg (Waldvogel)
    Orchester der Bayreuther Festspiele
    direction : Hans Knappertsbusch
    Enregistrement : 16/08/1957, Festspielhaus, Bayreuth
    4CD Walhall WLCD 0218


    Götterdämmerung



    Astrid Varnay (Brünnhilde)
    Wolfgang Windgassen (Siegfried)
    Josef Greindl (Hagen)
    Gustav Neidlinger (Alberich)
    Hermann Uhde (Gunther)
    Elisabeth Grümmer (Gutrune)
    Maria von Ilosvay (Waltraute)
    Dorothea Siebert (Woglinde)
    Paula Lenchner (Wellgunde)
    Elisabeth Schärtel (Floßhilde)
    Maria von Ilosvay (1. Norn)
    Elisabeth Schärtel (2. Norn)
    Birgit Nilsson (3. Norn)
    Orchester der Bayreuther Festspiele
    direction : Hans Knappertsbusch
    Enregistrement : 18/08/1957, Festspielhaus, Bayreuth
    4CD Walhall WLCD 219






    S’il ne nous reste malheureusement du premier Ring de l’après-guerre de Bayreuth, confié à Knappertsbusch au tout début du festival 1951, que le Crépuscule (Testament SBT4175), on a la chance de disposer de témoignages de Kna chacun des trois derniers étés de la première Tétralogie de Wieland – le second cycle de 1956, année où le premier était encore assuré par Keilberth, le second de 1957 et le premier de 1958, quand le vieux Kapellmeister pouvait enfin régner sans partage sur la Tétralogie dans le temple.

    Le Ring de 1956 a été réédité dans des conditions optimales par Orfeo (C 660 513 Y), partenaire officiel de l’édition des archives de la maison. Dans une prise de son moins lissée, plus présente et rendant plus largement justice aux rugosités de la battue, en surexposant en comparaison peut-être un peu des voix moins fraîches, celui de 1957, disponible jadis chez Golden Melodram, revient donc à prix sacrifié en coffrets séparés chez Walhall.

    Si 1956 rappelait la manière du Crépuscule et du Parsifal hypnotiques de 1951, 1957 apparaît dans l’ensemble comme une ébauche, en sensiblement plus rapide, du Ring tellurique de 1958, avec des moments peut-être plus frappants encore – la fin du I de Crépuscule notamment – mais aussi plus de tunnels et d’impairs instrumentaux.

    Les indéboulonnables Hotter, Varnay, Windgassen – qui chantait aussi Tristan et Walther dans les Maîtres –, Neidlinger et Greindl, même un peu moins éblouissants que l’année précédente, restent colossaux, et reçoivent des acclamations nourries. On déplorera surtout ici la présence du jeune Siegfried braillard de Bernd Aldenhoff, moins convaincant encore qu’en 1951 chez Karajan (Walhall).

    Plus que l’Or du Rhin et Siegfried, les ouvrages où la battue décolle toujours le moins chez Knappertsbusch, encore très bien chantés dans l’ensemble – Traxel en Froh, Grümmer en Freia, Siebert en Woglinde, Hollweg en Oiseau –, ce sont surtout les volets pairs qui méritent qu’on s’y attarde – le Gunther de Uhde, bien plus éblouissant que l’été précédent, la Gutrune de Grümmer. Et même si l’on préfère dans l’ensemble la distribution de 1956, ce Ring ne souffre que de la comparaison avec ceux qui l’entourent immédiatement, ce qui dit déjà assez son niveau global.

    À condition de supporter le souffleur dans les deux premiers actes de la Walkyrie, la grande surprise de ce cru reste toutefois la Sieglinde de Birgit Nilsson, décidément éblouissante en cet été 1957 où elle triomphait aussi dans sa première Isolde à Bayreuth. On avait imaginé son métal trop tranchant pour un rôle qui se déclame beaucoup dans le médium au I, où la tendresse, la fragilité sont parmi les qualités les plus recherchées, et qu’on n’associe pas spontanément à la fracassante Suédoise.

    Et pourtant, avec une attention au texte qui se relâchera dès le début de la décennie suivante, un art de la conversation inédit et nombre de lézardes dans une cuirasse habituellement blindée à l’acier tétralogique, Nilsson, qui assure également la Troisième norne la plus insolente que l’on ait entendue, éblouit d’engagement, de fraîcheur, et ne s’en laisse pas compter face au Siegmund toujours aussi tragique de Ramón Vinay, en comparaison vraiment fatigué et souvent en délicatesse avec la mesure.

    Réjouissons-nous cependant de cette réédition, qui prélude à celle, toujours chez Walhall, du Ring légendaire de 1958, qu’on attendait avec impatience depuis sa suppression du catalogue Golden Melodram.



     

     

  • Le Ring (Knappertsbusch)
  • Parsifal (Knappertsbusch)
  • Les Maîtres chanteurs (Cluytens)
  • Tristan et Isolde (Sawallisch)
     



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