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SELECTION CD 15 octobre 2019

SĂ©lection CD mai 2011



Outre les mille trésors des archives EMI représentés ici par le legs discographique d’Elisabeth Schwarzkopf, les récentes publications proposent d’intéressants détours par des répertoires peu pratiqués chez nous, comme Nielsen ou le Rachmaninov symphonique, et l’affirmation de personnalités fortes comme celles d’Ophélie Gaillard.


Le 13/05/2011
GĂ©rard MANNONI
 

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     SĂ©lection CD mai 2011

    Tout Schwarzkopf… ou presque



    Elisabeth Schwarzkopf
    Perfect Prima Donna
    10 CD EMI collection ICON 9 18459 2




    Dans la lignée des gros coffrets que la firme a publiés récemment, voici chez EMI un ensemble de 10 CD regroupant la quasi totalité de ce que la grande soprano Elisabeth Schwarzkopf a enregistré, hormis, bien sûr, les intégrales. C’est un vrai panorama débutant en 1946 et allant jusqu’en 1974. Il permet de vivre à la fois l’évolution d’une voix passée du léger au lyrique et des moyens d’enregistrement qui lui sont plus ou moins fidèles, le tout réalisé sous la houlette de son époux Walter Legge.

    Il y a des airs d’opéra, pas toujours dans leur version la plus connue, comme celui d’Elvire de Don Giovanni sous la baguette de Krips en 1947 et non extrait de l’intégrale Giulini, ou encore cette Présentation de la rose dans le Rosenkavalier où elle est Sophie face au Quinquin de Seefried (1947).

    Mélodies, oratorios, opérettes, avec les plus grands chefs et les plus grands pianistes, les plus grands orchestres, les plus grands partenaires (Fischer, Gieseking, Fürwangler), c’est le reflet compact de l’une des plus grandes carrières du XXe siècle, incontournable, même si on a déjà la plupart de tout cela en CD séparés , lesquels permettent de combler les quelques manques, comme l’air de Tatiana d’Eugène Onéguine, par exemple.



     
    Voyage en Russie



    Anatoli Liadov (1855-1914)
    Le Lac enchanté
    Sergei Rachmaninov (1873-1943)
    Symphonie n° 2 en mi mineur op. 27
    Orchestre de l’Académie Sainte Cécile de Rome
    direction : Antonio Pappano
    1 CD EMI 9 49462 2




    Le directeur musical du Royal Opera de Covent Garden dirige cette fois le répertoire russe avec un orchestre italien. Il s’agit de ce qui reste sans doute la formation italienne la meilleure dans un répertoire polyvalent, l’Orchestre de l’Académie Sainte Cécile de Rome. Et de fait, une belle sonorité sans violence, claire, avec en particulier des pupitre de vents très solide, est au service d’une direction très habile qui sait éviter tous les pièges dans lesquels on peut tomber avec ce type de musique.

    Le Lac enchanté de Liadov, qui précède la Deuxième Symphonie de Rachmaninov, est une brève pièce très romantique et poétique, préfigurant si l’on veut le Lac des cygnes de Tchaïkovski, mais d’une humeur plus simplement rêveuse et nostalgique, moins violemment tourmentée. C’est tout en demi-teinte, avec du charme et de l’élégance.

    La Symphonie n° 2 de Rachmaninov est une œuvre généreuse, lyrique, dont il faut savoir canaliser les larges épanchements pour mettre en valeur une riche orchestration digne héritière de l’École de Saint-Pétersbourg. Pappano s’y emploie avec tact, intelligence, une sensibilité sous contrôle. Et l’orchestre répond avec un bel engagement.

    Ce ne sont ni le feu ni l’intensité intérieure qu’un Gergiev pourrait communiquer à cette musique, mais c’est une approche convaincante même si elle est un peu trop occidentalisée.



     
    Suivons Ophélie



    Johann-Sebastian Bach (1685-1750)
    Six suites pour violoncelle solo
    Ophélie Gaillard, violoncelle
    2 CD APARTE AP O17




    Les Suites pour violoncelle de Bach sont à la fois un passage obligé pour tout soliste pratiquant cet instrument et un risque considérable, car les plus grands noms y ont laissé la marque de leur personnalité. De Casals à Rostropovitch en passant par Tortelier, Fournier, Starker, Maïsky, Wispelwey, Demarquette, Yo Yo Ma, Queyras, Bylsma, Mörk, Gastinel et bien d’autres, qui ne s’y est risqué ?

    Ophélie Gaillard s’y colle elle aussi et avec un beau succès. Premier mérite : elle n’imite personne et laisse libre cours à une sensibilité toute personnelle, classique certes, mais animée d’un élan vital qui lui appartient en propre. Cela tient à une manière de faire avancer sans cesse la phrase sans l’accélérer, mais en structurant l’accentuation de manière à créer une sorte de mouvement continu.

    Et puis, il y a de beaux choix de tempi, de couleurs aussi, sans jamais manquer de respect au Maître ni à sa rigueur. Le coup d’archet est solide, le son franc, lumineux. Sans effacer bien sûr les versions de références (Casals, Rostropovitch, Fournier, Bylsma par exemple) c’est l’une des versions récentes les plus attrayantes.



     
    Musique et Cinéma



    Les plus belles musiques classiques du cinéma
    5 CD Virgin 026163 2




    Belle idée que de proposer au moment du Festival de Cannes une rétrospective des musiques classiques employées par le cinéma. C’est un coffret EMI qui rassemble en 5 CD certaines des pages ayant marqué les grands titres de l’histoire du Septième Art. Et elles sont légion !

    Parmi les plus récentes, on peut citer l’Adagio de Barber dans Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, le Caro nome de Rigoletto dans Le goût des autres, le Concerto l’Empereur de Beethoven dans Le discours d’un roi, Le lac des cygnes dans Des hommes et des Dieux.

    Et bien sûr la Sarabande de Haendel dans Barry Lindon, la Chevauchée des Walkyries dans Apocalypse Now, le Casta diva dans Sur la route de Madison et Mozart tellement souvent, comme Haendel ou Schubert, Chopin, Rota, Verdi… autant de musiques qui font immédiatement revenir devant nos yeux des images marquantes du grand écran ces cinquante dernières années au moins. Souvenirs, souvenirs !



     
    Nielsen et la guerre



    Carl Nielsen (1865-1931)
    Symphonie n° 4 « l’Inextinguible Â»
    Symphonie n° 5
    London Symphony Orchestra
    direction : Sir Colin Davis
    1 CD LSO Live LSO0694




    Bien peu souvent à l’affiche en France, les symphonies du Danois Carl Nielsen représentent pourtant un moment important de ce postromantisme qui s’attarde jusqu’au premier tiers du XXe siècle, époque décidément pleine de contrastes et dont on commence à reconnaître la fascinante diversité.

    Les Symphonies n° 4 et 5 sont donc les bienvenues dans la très brillante collection LSO Live. Elles sont toutes deux reliées à la manière dont Nielsen réagit face aux évènements de la guerre de 1914-1918.

    En un premier temps, aux premières années de la guerre, il continue à exprimer sa foi en la vie, même s’il ne croit déjà plus beaucoup en l’être humain. C’est la Quatrième Symphonie, composée entre 1914 et 1916. En un deuxième temps, devant le bilan monstrueux des hostilités, c’est une véritable symphonie guerrière qu’il compose entre 1920 et 1922, exprimant sa volonté de lutte contre le mal. C’est la Cinquième.

    D’où deux grandes pages orchestrales aux climats et aux couleurs très différents, dirigées magistralement ici, dans un puissant et large geste et des tempi retenus par Sir Colin Davis à la tête du London Symphony Orchestra, car les Britanniques n’ont jamais cessé de rester proches de la sensibilité musicale scandinave et ont toujours pratiqué ce répertoire difficile à implanter chez nous.


     
    GĂ©rard MANNONI


     

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