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SELECTION CD 18 avril 2019

Great Britten



Il y a juste cent ans, le 22 novembre 1913, naissait à Lowestoft Benjamin Britten, le seul compositeur britannique après Henry Purcell ayant véritablement acquis une réputation internationale. Retour sur une maturation musicale compliquée et tardive et coup de loupe sur les hommages littéraires et discographiques de cette année anniversaire.


Le 27/11/2013
Olivier BRUNEL
 

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     Great Britten


    Benjamin Britten en livres et CD



    Né six mois après la création du Sacre du Printemps, sur l’aride côte anglaise du Suffolk, Edward Benjamin Britten, benjamin d’une famille de cinq enfants aux prénoms commençant tous par B, fut l’enfant chéri d’une mère musicienne et très ambitieuse qui le voyait bien aussi être le quatrième B après Bach, Beethoven et Brahms !

    Enfant très précoce, pianiste émérite et ayant composé dès l’âge de 5 ans, il fit des études sérieuses et dut monter à Londres pour apprendre la composition auprès de John Ireland, Ralph Vaughan Williams, puis de Franck Bridge, son véritable mentor qui le prit sous son aile protectrice, sa mère ayant récusé pour lui l’opportunité d’aller à Vienne étudier avec Alban Berg dont elle craignait la mauvaise influence.

    Après des débuts professionnels très difficiles – l’Angleterre n’était pas celle d’aujourd’hui en termes de niveau de qualité musicale – son esprit pacifique lui dicte de quitter la Grande-Bretagne au début de la Seconde Guerre mondiale et il s’embarque pour les États-Unis avec le ténor Peter Pears, qui deviendra son interprète privilégié et son inspirateur ainsi que son compagnon à vie, où il passe quelques années entouré des écrivains W.H Auden et Christopher Isherwood, et où il rencontre toute l’intelligentsia new yorkaise et californienne.

    Non satisfait de la vie à l’américaine, il revient au pays en 1942, avant la fin de la guerre, et d’une façon assez peu évidente, sa véritable vie professionnelle commence alors avec beaucoup d’avatars douloureux. La reconnaissance officielle ne viendra qu’assez tard dans la vie de Britten qui meurt relativement jeune en 1976 après avoir été le premier compositeur anglais anobli, par la reine Elisabeth II, avoir fondé le Festival d’Aldeburgh et laissé derrière lui une œuvre considérable qui a le mérite d’aborder tous les genres musicaux.



    Certes, le meilleur moyen de fêter dignement ce centenaire serait de lire la biographie extensive que lui a consacré le chef d’orchestre et musicologue australien Paul Kildea : Benjamin Britten A life in the Twentieth Century qui a l’immense mérite de replacer de façon remarquable les faits marquants et conflictuels de la vie du compositeur dans un siècle si perturbé. Il y révèle, information hautement controversée, que ce dernier serait mort de syphilis tertiaire (Allen Lane / Penguin Books, 670 pages).



    Pour ceux qui n’auraient pas la patience de lire ce pavé, le livre de poche en forme de guide de John Bridcut : Essential Britten est une source très didactique d’informations sur le compositeur et son temps (Faber and Faber, 430 pages). Et pour ceux que l’anglais rebute, la seule biographie sérieuse en français Benjamin Britten ou l’impossible quiétude de Xavier de Gaulle (1996), vient d’être rééditée et mise à jour (Actes Sud, 583 pages).



    Un autre moyen est d’écouter Britten au-delà de ses opéras les plus célèbres Peter Grimes et Billy Budd ou de son War Requiem qui sont ses œuvres les plus jouées. La quasi intégrale de l’œuvre a été rééditée par Decca, la plupart étant dirigée par le compositeur avec les interprètes des années 1950 et 1960, Peter Pears principalement.

    Mais Warner Classics édite en quatre gros coffrets la totalité de l’œuvre de Britten dans des interprétations plus récentes, révélant une nouvelle génération d’interprètes au moins aussi excellente que la précédente. Un ensemble d’une grande richesse encyclopédique (33 CD en 4 coffrets cartonnés Warner Classics).



    Parmi les nouveautés qui sont publiées à ce jour, au seuil d’une année d’hommages qui ne fait que commencer (France Musique lui a consacré une journée entière), signalons une excellente nouvelle version du War Requiem dirigée par Antonio Pappano à la tête des forces de l’Accademia di Santa Cecilia avec, on n’imagine pas pouvoir réunir mieux aujourd’hui, comme solistes Anna Netrebko, Ian Bostridge et Thomas Hampson (Warner Classics).



    Passionnant aussi, le livre CD Songs from an Island qui met en perspective des songs de Britten (la part la plus importante de sa production) avec un choix de chansons de ses contemporains Roger Quilter et Peter Warlock (livre Musicales / Actes Sud).



    Happy Birthday, Mr Britten !

     
    Olivier BRUNEL


     

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