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SELECTION CD 14 avril 2021

Et la lumière fut…

© Felix Broede


Les majors du disque rendent hommage à Claudio Abbado, disparu le 20 janvier à l’âge de quatre-vingts ans. Après Sony, Deutsche Grammophon lance une série de coffrets symphoniques consacrés à l’art lumineux du chef italien. Exploration des coffrets Mozart, Brahms, Mahler et Bruckner, avec en prime le tout dernier concert du maestro à Lucerne en 2013.


Le 20/08/2014
Yannick MILLON
 

  • Abbado Mozart
  • Abbado Brahms
  • Abbado Mahler
  • Abbado Bruckner
  • Bruckner in excelsis Deo
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      (ex: Harnoncourt, Opéra)


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     Abbado Mozart

    Abbado Mozart





    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Symphonies n° 29, 33, 35, 38, 39, 40, 41
    Concertos pour violon n° 1-5 (Giuliano Carmignola, violon), Symphonie concertante pour violon et alto (Danusha Waskiewicz, alto), Concerto pour clarinette (Alessandro Carbonare, clarinette), Concerto pour flûte n° 2 (Jacques Zoon, flûte), Concerto pour basson (Guilhaume Santana, basson), Symphonie concertante pour hautbois, clarinette, basson et cor, Concerto pour flûte et harpe (Letizia Belmondo, harpe), Concertos pour cor n° 1-4 (Alessio Allegrini, cor)
    Orchestra Mozart
    direction : Claudio Abbado
    Enregistrements : Teatro Manzoni, Bologne ; Konzerthaus, Bolzano ; Teatro Comunale, Ferrara, 2005-2008
    8 CD Deutsche Grammophon 479 3216


    Dans la longue carrière de Claudio Abbado, Mozart, qui a toujours occupé une place marginale, n’a pas été une génération spontanée. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles, une fois relevé de ses fonctions de patron de la Philharmonie de Berlin, maestro en free-lance, il a tenu à approfondir une pratique mozartienne qui lui avait jusque-là plus ou moins résisté.

    Pour ce faire, il s’est adjoint le concours d’une phalange ad hoc fondée de toutes pièces, l’Orchestra Mozart de Bologne, ville de ses dernières années où il s’est éteint le 20 janvier 2014. Et force est de constater que bien plus que ses témoignages berlinois pour Sony, élégants mais parfaitement oubliables, il aura réussi son pari de laisser à la postérité de belles interprétations mozartiennes en forme de synthèse stylistique : approche classique, en un sens viennoise, mâtinée des réflexions sur les effectifs, les équilibres, le phrasé et les tempi des baroqueux.

    Et si, proximité des parutions aidant, ses trois dernières symphonies semblent pauvres en arrière-plans en comparaison de celles d’Harnoncourt, elles n’en demeurent pas moins d’une très belle musicalité, beaucoup plus simple, tout à fait typique de la manière positive de faire de la musique comme entre amis de la dernière période du chef italien.

    Attaques serrées, phrasés courts, cordes compactes en petit nombre, prise de son au cœur de l’orchestre, très nette et un peu sèche, on ne cherche pas à nous faire prendre les vessies pour des lanternes dans ce Mozart au fond assez immédiat mais ne sombrant jamais dans le premier degré.

    Vibrato des cordes parcimonieux, timbales et cuivres plus présents qu’autrefois, on sent une réelle évolution dans la pensée du maestro milanais qui offre un entre-deux au final beaucoup plus intéressant que ne l’était sa précédente esthétique mozartienne, issue d’une tradition viennoise généreuse en versions bien plus abouties au disque (Böhm, Levine, Bernstein entre autres).

    Cette fois, la musique respire avec une conscience plus aiguë de la place de l’enfant de Salzbourg dans son époque, avec une agogique assez droite, sans le rubato discret mais bien présent qui était la marque de fabrique d’Abbado, notamment dans les divines suspensions de ses Mahler.

    Toujours soucieux de partage et de dialogue, le chef laisse ici avec son Orchestra Mozart bien autant de musique concertante que de symphonique pur (plus de la moitié de son ultime legs mozartien présent ici, où manquent seulement les quelques concertos pour piano tardifs).

    D’exhaustif, nous n’aurons que les cinq Concertos pour violon et les quatre Concertos pour cor, toujours de très belle facture. Pour le reste, nous savourerons à leur juste valeur le degré de raffinement des soli instrumentaux (à l’exception de la flûte, trop vibrée à nos oreilles, de Jacques Zoon).


     
    Yannick MILLON


     

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