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SELECTION CD 20 octobre 2019

Damné Shaham !



C'est une tradition bien ancrée dans le petit monde du classique : tout instrumentiste – en particulier s'il s'agit d'un violoniste - promis aux cimes internationales se doit d'enregistrer un disque de haute voltige, fait de piécettes à la virtuosité pyrotechnique. Shaham vient de montrer qu'elle n'est pas toujours vaine.



Le 24/09/2000
Stéphane HAIK
 

  • Devil's Dance, disque récital de Gil Shaham
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    Devil's Dance, disque récital de Gil Shaham
    Devil's Dance
    Pièces de Bazzini, Bolcom, Brahms, Grieg, Paganini, Saint-Saëns, Sarasate, Tartini, Ysaÿe.
    Gil Shaham (violon) ; Jonathan Feldman (piano) DG 463 483-2


    La haute voltige instrumentale, nombreux s'y sont essayés et ont essuyé de cuisants échecs, faute d'avoir compris que la musique n'était pas nécessairement une discipline olympique. On ne retiendra pour absolue réussite dans ce périlleux exercice que le nom de Maxim Vengerov, qui avait enregistré un premier disque magistral chez Biddulph, dans un anonymat presque total. C'était il y a un peu plus de dix ans. Il n'avait que 17 ans, et avait déjà atteint la maturité. Gil Shaham appartient presque à la même génération que le Sibérien, mais n'aurait jamais pu graver un pareil disque au même âge : les premiers enregistrements de l'Américain – notamment un Premier Concerto de Paganini, sous la baguette de Giuseppe Sinopoli, " l'homme à tout faire " de DG au début des années 90 – trahissaient une technique encore un peu trop "verte", et, de facto, inadaptée aux exigences de ces oeuvres de pure virtuosité, sans filets. Quelques bonnes années plus tard, désormais au sommet de son art, Shaham propose un disque tout bonnement époustouflant : la clarté de son doigté – accompagné d'un vibrato jamais "gras" et de changements de position tout en souplesse, jamais altérés – et l'impétuosité maîtrisée de son archet dessinent un jeu d'un rare élégance, où la rondeur sonore offre à la virtuosité de nouveaux atours, plus humains en quelque sorte. Une jolie gageure, en tout cas. Et un disque que l'on écoute avec un intérêt sans cesse renouvelé, d'un bout à l'autre, malgré un habillage marketing qui réchauffe la bonne vieille thématique du violon du Diable.

     
    Stéphane HAIK


     

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