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SELECTION CD 11 août 2020

Gergiev, bon joueur



Étrange opéra que ce Joueur de Prokofiev inspiré par Dostoïevski, à la fois touffu et maîtrisé, bien que le compositeur ne soit qu'au début de sa carrière. Déjà fort apprécié lors de sa première publication, l'enregistrement de 1996 dirigé par Valery Gergiev ressort chez Philips.


Le 19/03/2001
Gérard MANNONI
 

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     Le Joueur

    Le Joueur de Sergei Prokofiev
    Le Joueur de Sergei Prokofiev
    Le Général : Sergei Alexashkin- Pauline : Liubov Kazrnovskaya- Alexei : Vladimir Galuzin- Babulenla : Elena Obratzova- Le marquis : Nikolaï Gassiev- M. Ashley : Valery Lebed- Blanche : Marianna Tarassova- Le prince Nilsky : Victor Vikhrov- Le baron Wurmerhelm : Andrei Khramstov- Potapitsch : Yuri Laptev.
    1 coffret Philips


    Si le Joueur est une oeuvre de jeunesse, elle fait déjà preuve d'une totale maîtrise de l'écriture vocale et orchestrale qui permet une caractérisation précise de toute la faune d'une salle de jeu. En effet, le livret ne rassemble pas moins d'une trentaine de personnages en scène. Ce n'est pas tout à fait autant que dans Guerre et Paix, mais presque.

    On connaît cette intrigue mélancolique et âpre où l'argent -sous toutes ses formes- est roi : aussi bien lorsqu'il est présent dans les bourses ou quand il n'existe qu'à l'état d'utopie, en l'occurrence l'héritage d'une tante qui finalement ne léguera rien.

    On sait aussi que, pour une fois, Diaghilev manqua de flair en déconseillant au compositeur d'écrire un opéra, genre qu'il pensait fini. Prokofiev passa outre, et après mille difficultés de tous ordres, y compris celles engendrées par la révolution de 1917, le Joueur finit par arriver sur scène.

    Avec ses rythmes et ses sonorités déjà si reconnaissables, Prokofiev parvient à brosser un très attachant portant de ces antihéros qui n'ont pas encore trouvé leur place dans nos théâtres lyriques. Le disque devrait jouer ici son rôle en familiarisant le public avec un opéra du plus haut interêt, servi par un Gergiev en pleine ascension internationale puisque l'enregistrement fut réalisé en 1996.

    Les excellentes voix rassemblées, parmi lesquelles le ténor Vladimir Galuzin, les forces musicales du Kirov, sont les instruments les plus aptes à permettre au chef de faire passer sa vision très exacte d'une partition qui mérite tellement mieux que l'ignorance dans laquelle la tient le monde musical français.



     
     

     

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